
Le 2 février comme certains le savent déjà, je suis allée voir Indochine pour la première fois en concert. C’était au Zénith de Paris et ils fêtaient les dix ans de leur album Paradize. Comme je l’ai expliqué dans un précédent article (>ici<) cet album a marqué mon adolescence alors le voir en live une occasion à ne pas manquer. C’est donc pour cette raison que lorsque mon amie Julia (encore elle, en tant que fan d’Indochine c’était couru d’avance ^^) m’a parlé de ce concert je n’ai pas hésité longtemps avant de prendre mes places. D’ailleurs grâce à elle j’ai passé une soirée inoubliable.
Ce jeudi fut quand même assez épique, entre mon retard, mon contrôle par les agents de la semitag, nos aller-retour en métro avec nos valises et le froid glacial qui régnait sur Paris ce ne fut pas de tout repos. Mais vers 15h Alice et moi étions sur place en compagnie de Julia et Ram qui depuis 7h du matin avaient fait la queue chacun leur tour, enfin surtout Ram pour ce qui concerne la matinée. Quand on est arrivées on les a vu tous les deux enveloppés de leurs couvertures de survie. Les pauvres ils étaient glacés. Et une heure plus tard ce fut notre tour de bénir les couvertures de survie.
A 18h les portes ce sont ouvertes, mais grâce, ou plutôt à cause de la superbe organisation du Zénith on s’est retrouvé dans une des files qui avançaient le moins vite. Mais au final nous étions bien placés dans la fosse. Mais comme souvent on ne s’en rend pas bien compte jusqu’à la fin du concert. Je pense que nous étions répartis tous les quatre entre le quatrième et le dixième rang.
Comme souvent la première partie n’était pas terrible c’était une DJ qui, on l’a appris le samedi via une autre amie auditrice de la radio Le Mouv’, avait essayé de recréer l’ambiance de l’année 2002. Ce fut un échec nous n’avions pas du tout saisi son objectif. Après une petite heure le concert d’Indochine débuta. Un rideau blanc cachait la scène en demi-cercle, le groupe apparut en ombre chinoise, puis le rideau laissa place à Nicola et son mégaphone.
Le premier morceau joué était Paradize, premier morceau de l’album du même nom d’ailleurs. Dès les premières notes j’étais à fond. Je connais par cœur cet album et le voir en live un pur bonheur, je ne réalisais pas trop au début mais très vite j’ai compris et je me suis laissée emporter. Ensuite ce fut au tour de Like A Monster accompagné d’une pluie de confettis que je retrouverais dans mes vêtements avant de les mettre à la machine samedi soir. Un autre petit bijou de l’album à mon goût. « Ecoutez-moi et rassemblez-vous tout autour de moi / Vous pouvez me vénérer / Me toucher je suis votre prêcheur / Moi je vous aime / Et détruirai tous vos malheurs / Je suis votre créateur ».
Contrairement à d’habitude je n’ai pas pris de vidéo, j’avais peur de ne pas rendre hommage aux morceaux, et puis Alice avait son caméscope. Ensuite ce sont enchaîné Electrastar, Marilyn, Punker tous les trois singles de l’album. Ensuite viens Le Manoir, ah Le Manoir encore un morceau que j’affectionne tout particulièrement, j’en avais des frissons. « Entraîne-moi, / Emmène-moi où le ciel n’existe pas / entraîne-moi, / Emmène-moi dans le manoir, car / Tu es comme moi, / Tu es comme moi… ». Le Manoir fait ensuite place à Comateen I suivit de J’ai demandé à la lune. Qui, à ma grande surprise, m’a énormément plu alors que j’ai toujours eut du mal avec ce morceau trop souvent entendu à la radio.
Le tube fait place au titre Le Grand Secret, sans Melissa Auf Der Maur, qu’à ce la ne tienne c’est nous qui avons essentiellement chanté sa partie sans aucun problème. Puis Dark laissa la place à ZE morceau : La Nuit Des Fées. Et là ce fut une explosion d’émotions. J’ai alors senti les larmes couler sur mes joues tellement cette chanson a marqué mon adolescence. Et ce fut d’autant plus magnifique qu’ils ne l’ont faite qu’une seule fois en live pour les victoires de la musique.
Après Dunkerque et Mao Boy ! le groupe fait une pause. Sur le coup j’ai eu un peu peur d’être déjà à la fin surtout qu’il manquait deux titres de l’album. Puis peu après ils reviennent avec un morceau que je ne connais pas Le Doigt Sur Ton Etoile, j’ai ensuite appris que c’était une B-side. S’en suit Popstitute, puis Kissing My Song présent sur l’album Wax. Je crois que c’est durant ce morceau que les énormes ballons roses et noirs ont été lancés sur la fosse. Le titre suivant est Le Lac issus de l’album La république des meteors.
Ensuite grand moment de la soirée le titre inédit du groupe, après quelques recherches j’ai appris le nom de ce titre : Kill Nico ou Kill Nicola. J’ai vraiment adoré ce nouveau morceau. Si leur prochain album ressemble à ce titre je vais l’aimer je pense. Les titres suivants sont Alice & June, le célèbre 3 Nuits Par semaine et Glory Hole un instrumental qui m’était jusqu’alors inconnu. Peu après c’est Un Singe En Hiver qui est joué le dernier titre de l’album Paradize, on sent la fin du concert venir. Durant ce morceau Nicola semble très ému, comme de nombreuses fois durant le concert. Le groupe salue pendant que le public commence fredonner les premières notes de L’Aventurier. Mais le groupe nous fait signe que non ils ne la joueront pas. Ils quittent alors la scène.
Ils reviennent peu de temps après, nous croyons que c’est pour nous jouer le morceau tant attendu. Mais c’est Miss Paramount qui se fait entendre. Une des premières chansons d’Indochine que j’ai aimée, encore un moment de pur bonheur. Et enfin le concert ce conclue par Pink Water. Pour conclure cette review, même si Nicola Sirkis s’est plusieurs fois trompé dans les paroles (l’émotion peut –être ?) j’ai vraiment apprécié ce concert. Et si c’était à refaire je le referais. Mais je pense que pour les prochains concerts j’attendrais de connaître mieux Indochine, là honnêtement il y avait certaines chansons que je ne connaissais pas et du coup durant ces morceaux j’étais moins dans l’ambiance.
Une autre chose m’a frappé c’est la façon dont Nicola communique avec le publique, sa façon de nous remercier, de nous pousser à tout donner. C’était vraiment magique, il a un charisme qui fait beaucoup pour le concert. Par contre un petit regret quand même le fait qu’à par Nicola et Boris les autres membres du groupe bougent très peu. Et puis malheureusement Nicola n’a pas « joué avec Boris ou Oli ». Dommage !