Ce soir tout le monde parle présidentielle et bien par pur esprit de contradiction et surtout parce que mon blog n’a pas du tout de vocation politique ça ne sera pas mon cas!
MPD Psycho d’Eiji Otsuka et Sho-U Tajima, mon premier Seinen ! Eiji Otsuka est connu en France pour deux autres mangas : Léviathan (que j’ai bien évidement lu), Kurosagi, livraison de cadavre (que je possède aussi) et Madara (qu’il a écrit en collaboration avec Sho-U Tajima). Bon avant de continuer un peu plus loin il faut quand même que je vous prévienne que cette série ne convient pas à tout le monde. En effet elle fait partie de la catégorie des Seinen (je reviendrais sur les différentes catégories de mangas dans un prochain article), on peut même dire qu’elle est une série gore et même trash. En même temps il suffit de regarder la couverture du premier tome pour savoir plus ou moins à quoi s’attendre. Fond Noir, avec un cerveau et un titre accrocheur : MPD Psycho, le détective schizophrène.
MPD veut à la fois dire Multiple Personnality Disorder mais aussi Metropolitan Police Departement. Quand on comprend ça on se rend compte qu’en français il y a un abus de langage, le détective ne souffre pas de schizophrénie mais de trouble de la personnalité multiple ce qui est totalement différent, je pense que @MissMaÿlis pourra vous en dire plus que moi sur ce sujet donc passons.
Le premier chapitre est quelque peu déroutant. En effet les deux premières pages montrent un homme déclarant « Ils sont là, dans ma tête… Ils s’éveillent… D’abord un… Puis un autre… Et encore un autre… Je ne sais plus… ». On passe ensuite à une scène dans un tribunal (3 pages), ou un accusé du nom de Kobayashi Yôsuke est appelé à la barre, mais celui-ci répond qu’il ne s’appelle pas Yôsuke mais Kazuhiko Amamiya. Et enfin le Yôsuke en question, inspecteur de police, est jugé coupable de meurtre dans l’exercice de ses fonctions.
On entre ensuite dans le vif de l’histoire avec un flash-back qui nous ramène avant le jugement. On s’aperçoit alors que le personnage des deux premières pages est Yôsuke. Yôsuke, jeune profiler talentueux, travaille alors sur une affaire de sérial killer qui sévit dans la ville. Et même pas dix pages après le début du manga on entre dans le vif du sujet, Yôsuke reçoit un coli contenant sa petite amie les bras et les jambes coupés, baignant dans un liquide avec un respirateur artificiel. Puis c’est la traque du serial killer et au moment d’arrêter Shimazu la personnalité de Yôsuke disparait pour laisser place à Nishizono Shinji qui va abattre froidement Shimazu. Mais Shinji va disparaître tout aussi rapidement pour laisser la place à Amamiya.
On retrouve ensuite Amamiya (3° personnalité de Yôsuke) à sa sortie de prison. Il est engagé par une agence privé de détective pour ses talents de profilage. C’est alors le début d’une collaboration entre cette agence et la police pour la résolution des pires crimes. Entre deux enquête Amamiya part à la recherche de son passé, il cherche à comprendre pourquoi il n’a aucun souvenir de la période Yôsuke ou Shinji. Ces investigations vont le mener là où on ne s’y attend pas et au fur et à mesure de la publication on découvre que tout est lié, je dis bien TOUT.
Pour finir cet article ce qui m’a dans un premier temps attirée c’est le graphisme, parce qu’il faut reconnaître quand on tient un volume d’MPD Psycho entre ses mains c’est autre chose qu’un volume de Naruto. Papier glacé, couverture stylisé, page en transparence, en couleur, bref là je ne m’étouffe pas de la différence de prix pratiqué entre la France et le Japon. Les volumes de MPD Psycho valent bien leur 8€. Ensuite la complexité de l’histoire laissant entrevoir une conclusion totalement imprévue me pousse à continuer. Et enfin j’ai toujours aimé le genre policier, suspense, thriller et trash surtout que là comme pratiquement à chaque fois avec Eiji Otsuka. Je vous conseille vivement cette série et j’espère que vous m’en direz des nouvelles !
Titre original : 多重人格探偵サイコ MPD PSYCHO
Auteurs : TAJIMA Sho-U – ÔTSUKA Eiji
Nb de volume Fr : 15 (au 22 avril 2012)
Nb de volume VO : 16 (au 22 avril 2012)
Première publication : 1997 (Japon), 2004 (France)
Statut : en cours








